L' iguane commun ou rayé (Iguana iguana) :

un envahisseur

IGUANE COMMUN
OU

IGUANE RAYÉ

Longueur : jusqu’à 200 cm (queue comprise)

Poids max : 4 kg dans les petites Antilles


Maturité sexuelle : 3 à 8 ans pour les femelles


Espérance de vie : estimée à 15-20 ans


Statut UICN : Préoccupation mineure

Protection : non protégée dans les Antilles Françaises

L'iguane rayé est la principale menace pour l'iguane péyi dans l'ensemble de son aire de répartition.

Arrivé dans les petites Antilles dans les années 1950, il est aujourd'hui naturalisé, l'iguane rayé est une espèce exotique envahissante originaire d'Amérique du Sud et Centrale. L'iguane rayé est plus imposant, prolifique et plus combatif que l'iguane péyi. Il rentre en compétition avec l'iguane péyi pour l'habitat, la nourriture et la reproduction. Ces caractéristiques font qu'une fois qu'il arrive sur une île l'iguane rayé va rapidement remplacer l'iguane péyi, espèce endémique de ces îles.

 

D'autre part, l'expansion fulgurante et démesurée de l'iguane rayé représente un risque économique et sanitaire pour les Antilles françaises. Sur d'autres îles caribéennes confrontées à cette invasion, il est responsable de dégâts importants sur les infrastructures, trafic aérien, court-circuit sur les lignes électriques et l'agriculture.

 

L'iguane rayé est capable d'accroître très rapidement sa population pour atteindre des densités impressionnantes sur nos îles. Lorsque des individus reproducteurs se sont installés, la population semble doubler tous les 1,5 ans. Pour exemple, sur Grand Cayman, une île de 200km2 (10 fois plus petite que la Guadeloupe), comptait 1,3 millions d'individus fin 2018, soit 6.500 iguanes au km2.

L’hybridation de l’iguane rayé avec l’iguane péyi est actuellement un des premiers facteurs de disparition de ce dernier : les hybrides qui sont tous fertiles, constituent des populations à part entière qui, avec celles des iguanes rayés, prennent rapidement le pas sur les populations d’origine d’iguane péyi. En résulte une dilution du génome de l'iguane péyi jusqu'à sa disparition totale.

Pour aller plus loin....

 

L’iguane rayé est végétarien, il manque des fruits, des fleurs et des feuilles mais il est également opportuniste et va se servir dans les décharges et poubelles. 

 

La couleur des individus change naturellement au cours du temps : les nouveaux nés sont d’un vert brillant avec une bande bleue claire sur les membres antérieurs et les paupières sombres. Les juvéniles sont verts clairs et les adultes sont verts foncés. Contrairement à l’iguane péyi, l’iguane rayé possède une grosse écaille blanche sous le tympan (écaille subtympanique) qui peut atteindre 2.5 cm de diamètre, cette écaille est d’autant plus grande que l’individu est âgé. Une de ses caractéristiques les plus reconnaissables est sa queue rayée (vert gris plus ou moins prononcé avec des rayures noirâtres). Leur queue peut se détacher si elle est attrapée. La possibilité de perdre, volontairement, un morceau de sa queue puis de la faire repousser (autotomie) donne à l’iguane rayé de meilleures chances de survies face aux prédateurs.

 

Le dimorphisme sexuel entre les mâles et les femelles est bien marqué chez cette espèce. Le mâle est plus grand que la femelle, les épines de sa crête dorsale sont plus hautes, la grosse écaille blanche est bien développée le fanon est plus large et la base de sa queue est renflée sur 4-6 cm de longueur. Les mâles peuvent prendre une teinte orangée pendant la saison de reproduction et leur tête prend une teinte bleutée. Tout comme chez l’iguane péyi, chez les jeunes il est difficile de différencier les deux sexes sans regarder leurs morphologies cloacales.

Les iguanes rayés sont plus compétitifs que les iguanes péyi, ils peuvent produire plus d’œufs (en moyenne 35 œufs pour Iguana iguana contre une 15aine pour Iguana delicatissima), ils sont plus gros et plus forts.

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Oeil d'iguane commun

© Chloé Rodrigues-ONCFS